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Bilan Culturel – Juillet 2017 : To the bone, Marcel Pagnol & Skam

Bilan culturel, juillet 2017

Ce mois de juillet aura été en demi-teinte. J’ai eu des énormes coups de cœur que je n’avais pas eu depuis longtemps à côté de grosses déceptions. Me voilà donc de retour pour te parler de ce que j’ai vu et lu pendant ce mois de juillet. Je te livre mon avis et mes critiques, n’hésite pas à me donner aussi ton bilan culturel dans les commentaires, j’adore faire de nouvelles découvertes !

Bilan Culturel – Films

Suite Française de Saul Dibb

En termes de cinéma, j’ai souvent mes périodes. D’un coup, j’ai envie de voir tous les films avec Natalie Portman, ou tous les films de Tarantino ou que des documentaires. C’est assez incontrôlable et violent et ça explique beaucoup ma cinéphilie un peu bizarre. Si je t’explique tout ça, c’est que je n’aurais pas regardé Suite Française si en ce moment, je n’étais pas en plein dans ma période Matthias Schoenaerts. Et d’ailleurs, la première fois que j’en avais entendu parler, c’était lors de ma période Michelle Williams.

Mais pour éviter de te perdre, passons directement à la question que tu te poses, est-ce que Suite Française est un film à voir absolument ? Mmh non, en dehors de ces acteurs qui sont tous très bons, j’ai trouvé que le film manqué cruellement de substance. Beaucoup de pistes sont lancées, mais assez peu sont résolus. Et le rythme n’est aussi pas forcément là. D’habitude, les rythmes lents ne me dérangent pas, mais là, j’ai eu plusieurs moments d’ennuis fermes. Donc NEXT !

To the bone de Marti Noxon (Netflix)

J’ai tout de suite été attirée par l’histoire de To the bone. Une fille anorexique qui tente de s’en sortir. C’est un sujet important qui est très peu mis en avant au cinéma. Pourtant grosse déception aussi. Encore une fois, rien à dire au niveau des acteurs (pourtant, je peux aussi être très dure à ce niveau). J’ai adoré retrouvé Keanu Reeves (Neo dans Matrix) notamment et je trouve que Lily Collins porte vraiment le film à bout de bras. Le problème ? J’ai trouvé que le film restait assez superficiel. Sans forcément choquer pour choquer, ça reste qu’il y a finalement assez peu d’image qui montent les vrais ravages de cette maladie. Et je trouve que l’on a dû mal à rentrer dans la peau du personnage joué par Lilly Collins, les différentes scènes ne permettent pas vraiment de comprendre les enjeux d’une telle maladie et ce qui se passe dans la tête d’une anorexique. Or, pour ma part, c’était vraiment ce que j’attendais de la part d’un film qui traite du sujet.

Visages, Villages de JR et Agnès Verda (actuellement au cinéma)

Après deux déceptions, j’ai finalement eu un gros coup de cœur au cinéma pour Visages, Villages. Le film a reçu le prix meilleur documentaire à Cannes (l’œil d’or). Mais c’est bien avant que j’en ai entendu sur le compte Instagram du photographe JR. Si tu ne connais pas JR, je te recommande vraiment d’aller jeter un œil à son travail. Pour résumer en deux mots, JR prend principalement de portraits de personnes lambda pour ensuite venir les agrandir et les coller sur des édifices variés. Il a ainsi collait des visages de femmes sur les murs d’un bidonville à Rio, de personnes des banlieues dans des cités.

Avec Visages, Villages, Agnès Verda et lui partent sur les routes de France et notamment dans les villages, dans ces lieux plus isolés à la rencontre de Français. Mais le film est loin de se résumer à cela comme je le pensais. Il raconte aussi la formidable amitié entre ces deux artistes, une amitié improbable entre deux générations, entre un homme et une femme, entre un photographe et une réalisatrice. Et ces histoires se marient magnifiquement ensemble. Si je devais trouver un défaut au film (c’est la perfectionniste qui parle !^^), ce serait de laisser un peu de côté les personnes qui ne connaissent ni Agnès Verda, ni JR. Ce n’est pas essentiel non plus, mais c’est vrai que j’aurai tendance à te conseiller de te renseigner un peu sur ces deux-là avant de le voir.

Bilan Culturel – Livres

La gloire de mon père / Le château de ma mère de Marcel Pagnol

Deux énormes classiques que je n’avais toujours pas lus. Petite, j’avais vu et adoré les adaptations au cinéma de Yves Robert. Mais je n’avais jamais pris le temps de lire les livres à leurs origines. Et puis cette année, alors que je suis en Provence et voyant que ma mère les possédait, je me suis lancée.

Et je suis à nouveau tombée sous le charme. Le fait de connaître l’histoire n’a en rien était un obstacle à la lecture bien au contraire. Je pense que j’ai d’autant pris le temps d’apprécier la prose de Marcel Pagnol et toute la poésie qui s’en dégage. Personne ne décrit aussi bien la Provence que Marcel Pagnol. Petite, j’avais l’impression qu’il s’agissait d’un autre pays, tellement que ces paysages me semblaient loin de moi. Maintenant que j’y habite, je partage son amour pour ses belles collines, ses cigales et sa lavande. En fait, que l’on connaisse ou non la Provence, Marcel Pagnol l’a décrit si bien que l’on ne peut que l’apprécier.

Et puis, il se remet magnifique bien dans sa tête d’enfant. Ce qui donne aussi beaucoup de charmes à ces histoires. L’école, l’attente des grandes vacances et les jeux d’aventures pendant l’été, difficile de ne pas se reconnaître dans ses moments finalement universels même s’ils ont eu lieu il y a plus d’un siècle !

La maison du sommeil de Jonathan Coe

Avec La maison du sommeil, Jonathan Coe prend définitivement sa place parmi mes auteurs préférés. J’avais déjà adoré Testament à l’anglaise. Et je suis à nouveau, tombée amoureuse de cette histoire qui pourtant est très différente.

On y suit 5 personnages dans leur vingtaine au moment de leur dernière année d’université et puis 12 ans plus tard. Les deux époques se mélangent, comme les destins de ces personnages qui restent liés malgré les années qui ont passées. Difficile de résumer ce livre sans rien te spoiler. Si j’apprécie Jonathan Coe, c’est car j’ai rarement des livres abordant autant de thèmes et parfois des thèmes très graves sans tomber dans le mélodrame, tout en équilibre et sobriété.

Bilan Culturel – Séries

SKAM, image de la série avec le titre écrit

SKAM – 4 saisons de Julie Andem

Voilà ce qui passe dans ma tête quand je pense Skam :

Oui, rien que ça. Cette série norvégienne a eu l’effet d’une bombe atomique dans mon petit cœur. Si bien que j’ai vu l’ensemble des épisodes de la série en moins d’une semaine. Sur le papier pourtant, rien d’exceptionnel. Skam raconte l’histoire d’une bande d’adolescents dans un lycée d’Oslo. Sauf que la série évite tous les pièges de la série pour ados. Ni trop trash comme skins ou trop nian-nian comme les Frères Scott. Skam décrit l’adolescence d’une façon si réaliste qu’on a du mal à croire que les acteurs ne soient pas vraiment leur personnage. La plupart d’entre eux sont pourtant des débutants complets. Ce qui est dingue, car les scènes qu’ils ont à jouer sont loin d’être évidentes.

Skam ne compte que 43 épisodes d’une demi-heure environ répartis sur 4 saisons. Chaque saison suit un personnage différent de la même bande d’amis. En 4 saisons, la série a pris le temps d’aborder des sujets sensibles comme l’homosexualité, l’islam, la contraception. La créatrice Julie Andem a passé plusieurs mois à interviewer des adolescents en Norvège. Et ça se sent, encore une fois tous les sujets de la série sont abordés d’une manière très réaliste et évite tous les clichés. La réalisation est très épurée, on se croirait dans un documentaire. Et last but no least, la bande originale est vraiment dingue, vous pouvez la trouver en intégralité sur Spotify si toi aussi, tu tombes sous le charme de cette série.

The Handmaid’s Tale – saison 1 de Bruce Miller (sur OCS Max)

Contrairement à Skam que j’ai dévoré. J’ai mis beaucoup de temps à terminer la première saison de The Handmaid’s Tale. Et pourtant, ce fut aussi un vrai coup de cœur. Ce n’est juste vraiment pas une série à binge watcher. The Handmaid’s Tale est une des séries les plus durs que j’ai pu voir. Pendant les 5 premiers épisodes, j’ai eu la nausée plus d’une fois. Ce qui je pense ne m’était jamais arrivé.

L’histoire est basée sur le livre de Margaret Atwood, La servante écarlate. Il s’agit d’une dystopie, on y suit Offred, une jeune femme qui a vu sa vie bouleverser du jour au lendemain. Lorsqu’un parti ultra conservateur à pris le pouvoir par la force. A une époque où le taux de natalité est au plus bas, la femme est ainsi asservie à un seul est unique rôle : femme, mère ou ménagère. Et comme Offred, fait partie des rares femmes fertiles, elle a eu cette « chance » de tomber dans la case des mères, son seul rôle est d’enfanter et d’avoir des enfants, sauf que bien sûr cela passe par des relations sexuelles non consentis avec un gouverneur et un emprisonnement dans sa maison. Bref ce n’est pas jolie. Heureusement, passé les premiers épisodes, un certain espoir apparaît ce qui fait que la série est beaucoup plus supportable.

La série a été renouvelée pour une seconde saison. Mais la première saison racontait l’ensemble du livre, je suis donc assez curieuse de savoir ce qui va se passer ensuite. Margaret Atwood a décidé de s’impliquer dans cette suite à l’écran, ce qui est de bon augure, mais je touche quand même du bois, car j’ai vu plus d’une série devenir moins bonne après leur première saison.


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Bilan culturel, juillet 2017, onmytree.com

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10 Laisser un commentaire

  • Reply Melily 10 août 2017 at 13 h 24 min

    Coucou,
    Et bien je ne suis pas a jour on dirait je ne connais rien de ce dont tu parles. Je note.
    Merci pour la decouverte du coup hihi
    Bisous

  • Reply Dress Me 10 août 2017 at 13 h 31 min

    Sympa de faire ce genre de bilan !

  • Reply Mon train-train girly 10 août 2017 at 14 h 36 min

    Hello, bon eh bien je me rends compte que je suis totalement à la ramasse dans les nouveautés, pour preuve: il n’y a que les Marcel Pagnol que je connais et ai lu :).
    Bonne après-midi

  • Reply mamtermante 10 août 2017 at 17 h 25 min

    Je suis contente de voir un avis pour The Handmaid’s Tale, cette série m’intéressais, elle a l’air assez « dure »

    • Reply Aurore 10 août 2017 at 17 h 36 min

      Oui, elle l’est mais en même temps elle porte un message tellement important !

  • Reply 30 Millions d'envies 11 août 2017 at 9 h 27 min

    De supers bons choix de séries et de livres ! Je valide !

  • Reply Mad'moiselle Cha 13 août 2017 at 10 h 33 min

    J’ai adoré To the bone ! Je ne connais pas du tout SKAM, ça me tente bien !

    • Reply Aurore 15 août 2017 at 15 h 52 min

      Ah ben tant mieux si tu as aimé, c’est un film important je trouve !

  • Reply louloutediary 15 août 2017 at 17 h 21 min

    J’adore ce genre de bilan. J’ai noté « To the bone », tu m’as rendue curieuse. J’avais beaucoup aimé Lily Collins dans le film « Love, Rosie ».
    Bonne fin de journée
    Elsa

    • Reply Aurore 20 août 2017 at 16 h 14 min

      Je n’ai toujours pas vu Love, Rosie. Pourtant, ça fait un bout de temps qu’il est sur ma liste de films à voir !

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