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Crise de la vingtaine : mon histoire (Symptômes, Solutions)

Peinture murale de Raphael Federici, représentant un homme pensant à barbe planche avec le buste et une image plein de traits de couleurs. Photo pour article sur la crise de la vingtaine

Elle est venue tout d’un coup, mais, ça faisait déjà quelques mois qu’elle était tapissée dans l’ombre à attendre le moment parfait pour surgir. Vous l’aurez compris au titre, je ne parle pas d’une petite souris mais de la crise de la vingtaine, qui si je devais l’imager aurait plutôt la forme d’un gros rat.

Alors peut-être que certains d’entre vous ont eu la chance de passer ce cap sans avoir à la subir. Vous vous demandez aussi peut-être de quoi il s’agit. C’est vrai que contrairement à la crise de la cinquantaine qui a tendance à se voir beaucoup par ces soudains changements complets de vie (Coucou Johnny Depp 😉). La crise de la vingtaine est plutôt discrète car elle se passe avant tout dans notre petite tête.

Elle arrive souvent au moment de la fin des études supérieures, cette période de transition où finalement nous devenons libres où en tout cas nous pouvons finalement barrer d’une croix la case : études, diplômes, parents fiers. Ça c’est fait, mais, après quoi ? Et c’est là où mon mal-être est apparu, l’impression soudaine d’être face à un gouffre.

L’angoisse de ne pas trouver de boulot, de ne jamais trouver de CDI, de ne pas pouvoir devenir propriétaire… NON ! Ces angoisses je les laisse à mes parents, les miennes sont bien sûr tout le contraire, la peur d’être enfermé, la peur de la routine,  de faire quelque chose qui ne me plaît pas. La crise de la vingtaine se caractérise par de vraies questions existentielles. Le côté naïf de l’enfance est définitivement derrière, on a bien conscience du monde dans lequel on vit de ces bons comme mauvais côtés.

Que faire de notre vie alors qu’on se rend compte qu’elle passe tout de même bien vite. Je viens d’avoir 24 ans, cela me semble hier et pourtant déjà 6 années se sont passées depuis mon bac, 10 depuis mon brevet, 7 ans que j’ai quitté Poitiers… À 20 ans, alors qu’avant, nous étions un peu protégés dans le cocon de l’enfance/adolescence, certaines expériences personnelles viennent nous frapper en pleine figure : maladie, accident, décès, rupture. L’envie de profiter de la vie et faire des choses qui nous correspondent et donc particulièrement présente.

J’ai eu la chance pendant que je réalisais mon mémoire d’avoir quelques mois de répit, j’ai pu souffler, me reposer mais surtout chercher qui j’étais ce que je voulais vraiment faire. Le blog m’a beaucoup aidé, j’ai réalisé que mes passions d’enfants comme le cinéma n’étaient plus aussi centrales dans ma vie, alors que d’autres comme les voyages ou la photographie étaient devenus essentiels à mon bonheur.

Bizarrement alors que je ne cherchais pas spécialement des infos dessus, je suis tombée sur plusieurs articles, vidéos sur le sujet. C’est là que j’ai découvert le terme anglais de quater-life crisis. Je me suis permis de le traduire par crise de la vingtaine, je trouve ça plus juste sachant que cela peut arriver aussi bien à 21 que 26 ans et plus joli que la crise du quart de vie (qui me fait penser à du quatre-quarts) ! Je suis bien sûr aussi tombée sur des TED sur le sujet ici et . Mais aussi sur des choses qui m’ont fait sourire comme cet article ou ces illustrations. Et pour finir, j’ai surtout trouvé des personnes, vivant exactement la même chose, des personnes qui ont su mettre les mots sur mon mal et m’ont tout simplement permis de me sentir moins seule.

Car oui, au début, je me suis sentie particulièrement seule, face à l’angoisse et l’anxiété qui montait en moi. Je n’avais jamais connu ça et malheureusement je me doute que des périodes de transition j’en aurais encore à affronter dans ma vie. Alors, savoir que je n’étais pas seule à vivre cette période, a été un point essentiel pour éviter que mon moral ne baisse trop.

Alors sachez-le, si vous vous retrouvez dans cet article, vous n’êtes pas seul. S’il est difficile de trouver des conseils auprès de personnes plus âgés (j’ai essayé et ce fut un flop) car la crise de la vingtaine est clairement quelque chose de spécifique à la génération Y et celles d’après. Vous aurez en dehors d’internet forcément dans vos amis des personnes qui ont les mêmes doutes que vous et s’ils ne vivent pas cette crise identitaire maintenant ils l’ont peut être déjà vécu ou la vivront plus tard.

Dans mon cas, c’est clairement l’accumulation de différents événements dans ma vie, comme l’approche à grands pas de mon diplôme d’école de commerce qui m’a entraîné dans cette spirale négative. Je commence tout juste à m’en sortir, j’ai compris que la peur et l’angoisse me paralysent ce qui n’est pas bon. Se poser, réfléchir sur qui ont est et où on veut aller est primordiale. J’ai toujours eu besoin de grandes périodes d’introspections avant de pouvoir avancer. Mais, il est important de les limiter dans le temps et ne pas rester passive, ce que j’ai tendance à faire.

Des articles et des vidéos que je vous ai mis, j’ai surtout compris l’important de se lancer, cela ne marchera peut-être pas, mais ce n’est pas grave, l’échec n’est pas grave, on a le droit de se tromper et de recommencer ailleurs. Trouver quelque chose qui nous plaît est également important, mais cela n’a pas besoin d’être la Passion de votre vie, certaines personnes fonctionnent à la passion d’autres sont curieuses de plusieurs choses, et que vous soyez dans l’un ou l’autre des camps, ce n’est pas un souci.

Si j’ai décidé d’écrire cet article, c’est justement, car cette crise commence à être derrière moi. J’ai fait des choix et j’avance, ils me satisfont pas à 100% mais assez pour je puisse avancer, découvrir de nouvelles choses et peut-être m’ouvrir de nouveaux horizons et nouvelles opportunités !


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6 Laisser un commentaire

  • Reply Frenchie in Canada 29 juin 2016 at 16 h 56 min

    Je me souviens tres bien de ma crise de la vingtaine a la fin de mes etudes. C’est d’ailleurs a ce moment la que j’ai quitte l’Ecosse pour le Canada. Je suis tout a fait d’accord avec toi, le mieux c’est de se lancer, et de profiter de ces quelques annees ou on a encore l’impression qu’on peut essayer des choses et se ramasser sans trop de consequences.
    Pour ma part je suis a « la crise » de la trentaine. Quand ta carriere commence a vraiment decoller et tout le monde te dit qu’il est temps d’avoir une maison / des enfants / une bonne carriere et que le temps des experimentations est finit 😉

    • Reply Aurore 2 juillet 2016 at 16 h 05 min

      Merci pour ton message, je pense de plus en plus à m’expatrier et ton parcourt m’inspire beaucoup !

  • Reply Et à propos... 30 juin 2016 at 17 h 04 min

    J’avais déjà vu le terme en titre de vidéo mais je ne me suis jamais vraiment penchée là-dessus. J’avais un peu peur d’être en train de faire une mini dépression donc ça fait du bien de se dire que c’est « normal » et que je ne suis pas seule. Parce que bon, 24 années de ma vie à l’école et du jour au lendemain, plus rien, ça fait bizarre ! Et comme tu le dis, peur de se tromper, de ne pas trouver quelque chose qui nous plaise… pour ma part peur du chômage aussi (je ne peux pas rester à rien faire). Merci pour cet article !

  • Reply Clara 27 octobre 2016 at 7 h 43 min

    Je n’avais pas autant de recherches sur le sujet et pourtant je l’ai bien vécu également… Cette anxiété liée à ce changement radical dans notre vie. Le passage à une nouvelle étape semée d’embûches appelée « la recherche d’emploi ». Pour ma part, ça a duré plus de 6 mois mais j’ai eu la chance d’être entourée. Comme c’est également le cas pour toi, je me suis obstinée à chercher à faire quelque chose qui me passionnait plutôt qu’un job par défaut, et cela a pris du temps mais ça a aujourd’hui payé !
    Je ne regrette pas d’être passée par toutes ces étapes, notamment la prépa ( 😉 ). Ça m’a fait grandir, responsabiliser, gagner en indépendance et en autonomie.
    Je suis contente aujourd’hui d’avoir trouvé une personne qui exprime ce mal bien peu reconnu.
    Je te souhaite de trouver ou d’avoir trouvé ta voie :).
    Surtout, continue à écrire car ton projet de Blog et super et courageux ! A bientôt

    • Reply Aurore L. 27 octobre 2016 at 11 h 50 min

      Merci pour ce super commentaire Clara ! La prépa parraît loin maintenant, je suis contente de voir que tout se passe bien pour toi. Personnelement, je commence tout juste mes recherches d’emplois pour le moment je suis en stage de fin d’études jusqu’à décembre, j’espère comme toi trouver quelque chose qui me plaît vraiment !

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